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Départ dans 96j 22h 50m 7s

Gaëlle Bavière, première femme de notre édition 2018 du Grand Duc, Trail de Chartreuse !



L’année dernière, nous avions rencontré Thomas Paris, vainqueur du Grand Duc 2017. Cette année c’est Gaëlle Bavière, première femme du solo 80km en 2018 qui a accepté de répondre à nos questions.

Traileuse grenobloise, elle a parcouru l’année dernière les 77 kilomètres du Grand Duc en 13 heures et 50 minutes, et est arrivée avec plus de 30 minutes d’avance sur la deuxième femme du classement.

 

Son expérience du Grand Duc :

 

« C’était la deuxième fois que je participais au Grand Duc. J’avais déjà couru le solo l’année d’avant et j’étais arrivée 3ème femme.

 

J’ai choisi cette course car elle est connue, et est l’une des premières à avoir été créée en France. En plus, elle a lieu dans un massif que je connais bien.

 

J’aime la Chartreuse car c’est un massif très vert, avec plein de jolies vues (notamment sur le Mont Blanc et Belledonne). J’apprécie aussi l’aspect familial, avec des petits villages et pas de grandes stations et d’énorme industrie du ski comme cela arrive parfois en Savoie. »

 

Son meilleur souvenir sur la course :

 

« Même si je viens souvent dans le massif, j’ai découvert des paysages que je ne connaissais pas. Il y avait des passages particulièrement jolis, de belles falaises et une lumière magnifique.


Je pense que ce qui m’a le plus touchée, c’est de courir avec le lever de soleil sur la Chartreuse. »

 

Si elle devait décrire le Grand Duc, Trail de Chartreuse en 3 mots :

 

« - Beaux paysages

- Sentiers techniques

- Une très bonne organisation : on voit que ce n’est pas un travail d’amateur. Tout est bien indiqué et bien fléché. »

 

Sa préparation pour le Grand Duc :

 

« Comme j’ai un emploi qui me le permet, je vais trois à quatre fois par semaine m’entraîner en Chartreuse ou dans le Vercors. D’habitude je m’entraîne au feeling, parfois avec des amis, mais le plus souvent seule.

 

Je ne fais pas beaucoup de courses, environ une ou deux dans l’année, et pour les préparer je fais fais quelques sorties longues plusieurs semaines avant.

 

L’année dernière j’ai gagné le jeu concours organisé par le Grand Duc et Cartusiana et un coach a suivi ma préparation pour la course.

 

On a commencé le suivi environ 10 semaines avec le Grand Duc. C’était la première fois que j’avais un entraînement plus cadré, et ça m’a bien aidée. Ça m’a permis de repousser mes limites un peu plus loin, et de faire des entraînements plus techniques et plus qualitatifs. »

 

Ses objectifs pour 2019 :

 

« Cette année pendant l’été je vais avoir beaucoup d’impératifs personnels, mais je souhaite quand même trouver le temps pour faire une ou deux courses.

 

Pour changer, j’aimerais bien essayer l’UTV (Ultra-Trail du Vercors), ou peut-être une course dans les Bauges. »

 

Son histoire avec le Trail :

 

« J’ai toujours un peu couru, et cela fait trois ou quatre ans que je m’entraîne plus spécifiquement pour le trail.

 

Le trail est venu à moi assez naturellement, car j’aime beaucoup être dans la nature. J’ai grandi en montagne, et j’ai besoin de sortir de la ville, de profiter des paysages.

 

En plus, j’adhère aux valeurs écologiques du trail : pas de transports, pas d’infrastructures.

 

Et en dehors du trail, je reste active : ski de fond, ski de rando, natation, vélo, ou randonnée avec mes enfants. »

 

Ses conseils pour ceux qui courent le solo 80km pour la première fois cette année :

 

« C’est une super expérience, on se sent très fier et heureux après. Elle vaut le coup d’être vécue, même si elle peut sembler un peu folle.

 

Si vous en avez envie, le solo reste accessible : au final, on ne court pas pendant les 80 kilomètres ! Surtout en Chartreuse où les montées peuvent être raides. Chacun peut y arriver, avec quelques entraînements longs et de la confiance en soit, je pense qu’on arrive jusqu’au bout.

 

Et le jour de la course, il faut y aller tranquille, mais surtout y prendre plaisir. L’envie, c’est le plus important. »

 

Son avis sur la féminisation du trail :

 

« Je ne prête pas trop d’attention à cela, peut-être parce que j’ai l’habitude d’évoluer dans un milieu majoritairement masculin : j’ai été ingénieur. Mais je pense que les femmes ont leur place dans ce sport. »