Dominique Escaron, président du parc naturel régional de la chartreuse

Chaque année le Parc Naturel Régional de la Chartreuse soutient le Grand Duc, Trail de Chartreuse. Rencontre avec Dominique Escaron, président du parc mais également finisher de la 29ème édition !

Chaque année pour notre plus grand plaisir, le Parc Naturel Régional soutient l'organisation du Grand Duc. Qu'est-ce qui vous plaît dans cet évènement ?

 

 « Nous soutenons le Grand Duc car c’est un évènement qui relie les quatre coins de la Chartreuse.

 

Il crée du lien entre des villages qui ne sont pas forcément dans les mêmes vallées, et relie beaucoup de monde autour d’un projet commun. »

 

 

Le parcours du Grand Duc est élaboré en concertation avec vous, notamment concernant les espaces Natura 2000 et la réserve naturelle des Hauts de Chartreuse. Pouvez vous nous expliquer pourquoi et en quoi cela consiste ?

 

« Cette importance de la concertation fait partie des particularités d’un parc. Dans un parc naturel régional, on gère énormément de conflits d’usages.


En effet, sur un même secteur, certains voudraient courir ou faire de la randonnée, tandis que d’autres souhaiteraient le cultiver, le protéger, ou bien encore le laisser à l’état complètement naturel.

 

On apprécie cette concertation, le fait de discuter ensemble pour trouver une solution équilibrée qui permette de gérer les usages en bonne intelligence. »

 

 

Que ce qui fait du PNR de la Chartreuse un endroit idéal pour pratiquer le Trail ?

 

« La parc de la Chartreuse, par son aspect géographique, permet au coureur ou au randonneur qui le parcourt de changer complètement de paysage au sein du même massif. Nous avons beaucoup de belvédères très variés, et l’on passe de l’un à l’autre facilement.

Ainsi, on peut avoir aussi bien des vues extraordinaires à l’intérieur du massif, que sur l’extérieur : vues sur le Vercors, Belledonne, le Mont Blanc, le Jura…

 

Et puis, il y a aussi le côté sauvage de la Chartreuse. Sur certains itinéraires, on ne voit que la nature, et plus de maisons ou de villages. On chemine, en profitant de vues magnifiques et variées, dans une nature préservée. »

 

 

Qu’aimeriez vous dire à nos participants, qui parfois viennent de loin pour courir en Chartreuse ?

 

« Courir le Grand Duc, c’est une manière de faire deux choses en même temps. C’est un challenge, mais aussi le moyen de faire une découverte à la fois intime et globale, formidable, de la Chartreuse. Car en 80 kilomètres on en a vu beaucoup de paysages, de villages, et de vallées !

 

Il faut aussi parler de la convivialité de l’évènement (notamment grâce aux bénévoles), qui n’est pas juste une course, mais un aussi superbe week-end. »

 «Courir le Grand Duc, c’est une manière de faire deux choses en même temps. C’est un challenge, mais aussi le moyen de faire une découverte à la fois intime et globale, formidable, de la Chartreuse. »

Comment décrieriez vous le Grand Duc en trois mots ?

 

 « - Varié

    - Beau

    - Convivial »

 

Vous avez été finisher de la course solo en 2018. Quel est votre meilleur souvenir de la course ?

 

« Le moment ou j’ai réalisé que j’allais réussir à finir la course dans les temps est un très bon souvenir.

 

Après, il y en a aussi beaucoup d’autres. Grâce à mon travail pour le Parc Naturel Régional, je connaissais beaucoup de personnes sur la course, et j’ai passé un très bon moment aux eux : je me suis senti très porté, très soutenu. »

 

Allez vous recourir cette année encore le Grand Duc ?

 

« Ce n’est pas impossible ! Mais cette année, cela serait plutôt en équipe de 5. »

 

Enfin, avez vous un message pour les participants de cette 30ème édition ?

 

« Faites vous plaisir. C’est une super expérience, que chacun déguste en fonction de ses attentes : plaisir des rencontres, paysages, qualité des ravitos… chacun trouve le bon cocktail pour passer un très bon moment. »